TEPOS 2026 : Leslie Gonçalves partage l’expérience de l’Éco-campus La Raque
À l’occasion des Rencontres TEPOS 2026, dédiées aux territoires engagés dans la transition énergétique, Leslie Gonçalves, architecte DPLG et co-fondatrice du Groupe Seuil, a partagé son retour d’expérience autour de l’Éco-campus de l’École Supérieure La Raque, à Lasbordes dans l’Aude.
Invitée par ALOGEA lors de la Rencontre Énergie du 29 septembre à Labastide-d’Anjou, Leslie est intervenue aux côtés d’Illona Pior, directrice d’Envirobat Occitanie, et de Djamal Mouhoubi, chargé d’OP chez ALOGEA.
Ensemble, ils ont échangé autour d’une question très concrète : comment améliorer le confort des bâtiments tout en réduisant leurs consommations énergétiques, notamment pendant les périodes estivales ?
Une rencontre qui a permis de revenir sur un projet emblématique du Groupe Seuil et sur les enseignements d’une démarche menée collectivement, au plus près des usages.
L’Éco-campus La Raque : un lieu de vie pensé avec et pour les étudiants
Pensé pour accompagner la vie quotidienne des étudiants, l’Éco-campus de l’École Supérieure La Raque est né d’une ambition simple : créer un lieu de vie confortable, durable et adapté à ses occupants.
Dès les premières étapes de conception, le projet a réuni maîtrise d’ouvrage, équipe de conception, entreprises et futurs usagers. Cette approche collective a permis de placer les besoins des étudiants au cœur des réflexions et de dépasser la seule question du logement pour imaginer un véritable campus, favorisant les échanges, l’autonomie et l’appropriation des espaces.
Cette attention portée aux usages constitue l’un des fils conducteurs du projet. Comme l’a rappelé Leslie Gonçalves lors de son intervention :
Concevoir autrement, c’est d’abord écouter les besoins, faire dialoguer les parties prenantes et imaginer des bâtiments plus sobres, plus résilients et profondément ancrés dans leur territoire.
Le confort comme point de départ de la performance
L’Éco-campus illustre une approche globale de la performance environnementale, dans laquelle les choix architecturaux sont directement liés au confort quotidien des occupants.
La conception bioclimatique permet notamment de tirer parti des caractéristiques du site et du climat local pour favoriser le confort naturel. La sobriété énergétique, le choix de matériaux durables et l’attention portée aux usages complètent cette démarche.
Les échanges du TEPOS 2026 ont ainsi permis de revenir sur un enjeu particulièrement actuel : le confort d’été. Face à l’augmentation des épisodes de fortes chaleurs, concevoir des bâtiments capables de rester agréables à vivre tout en limitant le recours aux consommations énergétiques devient un enjeu majeur.
À La Raque, cette réflexion s’inscrit dès la conception et participe à une vision plus large de la qualité environnementale : un bâtiment performant est aussi un bâtiment dans lequel il fait bon vivre.
Une démarche reconnue
L’Éco-campus de l’École Supérieure La Raque a été distingué à plusieurs reprises pour ses qualités environnementales et architecturales, notamment dans le cadre de la démarche Bâtiments Durables Occitanie et des Green Solutions Awards.
Ces reconnaissances mettent en lumière une approche qui ne réduit pas la performance d’un bâtiment à ses seules caractéristiques techniques. Elle repose également sur sa capacité à répondre aux besoins de ses occupants, à s’inscrire dans son territoire et à être durablement approprié.
Transmettre les enseignements d’une aventure collective
Au-delà de la présentation du projet, l’intervention de Leslie Gonçalves au TEPOS 2026 a été l’occasion de partager les enseignements d’une aventure collective et d’échanger avec les acteurs présents sur les manières de faire évoluer les pratiques.
Comment mieux intégrer les usages dans les projets ? Comment faire dialoguer les différentes parties prenantes ? Comment concevoir des bâtiments plus sobres et résilients sans renoncer au confort ?
Autant de questions qui dépassent le seul cadre de l’Éco-campus et rappellent que la transition des bâtiments passe aussi par le partage d’expériences, le dialogue entre les métiers et la capacité à construire ensemble des réponses adaptées aux territoires.
À travers cette intervention, le Groupe Seuil poursuit ainsi une démarche qui lui est chère : faire de l’architecture un outil concret pour accompagner les transitions environnementales et sociales, en portant une attention égale aux ressources, aux territoires et à celles et ceux qui font vivre les bâtiments.

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